samedi, octobre 29, 2005

Medical Examination au Kyung Hee University Hospital... pittoresque ! :)

Voilà un extrait du blog de Sylvain et Isa, sur la visite medicale que XXXXX nous a fait passer il y a 10 jours (il serait temps, ca fait juste 14 mois que je bosse pour eux - heureusement qu'on n'a pas encore de pathogènes au labo !).
Petite précision : Isa est biologiste.

Les photos sont à la fin de l'article.



Le sytème hospitalier coréen
(Isabelle) Nous avons passé cette semaine la visite médicale, généreusement payée par la sécurité sociale coréenne. Tous les personnes embauchées par une entreprise coréenne doivent passer un examen médical dans l'année suivant l'embauche.

Nous sommes allés dans un hôpital faire cette visite, où bien sûr, personne ne parlait anglais....pas facile pour communiquer.
Les formulaires d'admission et le questionnaire de santé sur les habitudes alimentaires, l'hygiène de vie en général étaient en coréen exclusivement et il nous faut l'aide d'un membre de l'administration pour compléter, bonjour la confidentialité des donnés médicales et personnelles....

Une des questions étaient sur l'alcool. Nous savons que les coréens ont pour habitude de se saouler entre collègues le soir après le boulot et il n'est pas rare de voir des hommes complétement ivres dans la rue ou se faisant jeter des bars... Là, pour mesurer la quantité d'alcool qu'ils peuvent boire et donc d'évaluer le niveau d'ébriété, le formulaire se basait sur l'alcool national coréen (le meilleur du monde de la corée), le soju.
Pour ceux qui ne connaissent pas le tord-boyaux local, c'est de l'alcool de riz à 20°C en général qui n'a aucun goût. 300ml par bouteille, vendu en général pour l'équivalent d'1,5 euros. On sent que le goût venant d'un mélange d'éthanol/eau, deux verres de saké et mal de crâne garanti plus désordres intestinaux pour ceux qui ne sont pas habitués....

Les réponses du questionnaire disponibles étaient assez représentatives de ce pays de poivrots: 1. Jamais d'alcool, 2. Une bouteille de soju par semaine, 3. Une bouteille tous les deux jours, 4. Tout le temps. Même chose pour la cigarette, sauf que les réponses étaient exprimées par paquets par jour.....Ah, la finesse des coréens.... Et après, il nous "saôule" avec leur nourriture saine. Ca ne m'étonne pas qu'ils meurent par cancer du poumon ou par des problèmes hépatiques....
Je n'ai jamais vu ici d'association, genre "Alcooliques Anomymes" ou des centres d'aide aux alcooliques. Boire après le travail renforce les liens entre les collègues de bureau, montre qu'on est viril parce que on peut boire sans être bourré au bout du deuxième verre....
Cette habitude de boire, selon les coréens, vient des japonais, qui les ont envahis plusieurs fois et les obligeaient à boire, toutes les excuses sont bonnes.

Pour revenir à la visite médicale, après avoir rempli le questionnaire de santé "confidentiel", nous avons eu la prise de sang. A partir de ce point, on réalise à quel point la france est rigoureuse sur les règles sanitaires et sur les protocoles de prise de sang: petite pièce pour les prises de sang et toutes les mesures d'hygiène qui s'accompagnent, lavage des mains et préparation de tout le matériel devant vous.
Dans les hôpitaux coréens, ils ont des salles de vampirisation: des tables de bureau le long des murs avec un présenteur de numéro au-dessus de chaque bureau, la salle d'attente (sans séparation) face aux bureaux. Nous avons regardé comment se passait les prises de sang et même si les sytèmes de prélévements sanguins sont les mêmes (type vacutainer), la différence entre les règles d'hygiène est notable et l'une d'elles étaient l'absence de changement de gants entre deux prélévements sanguins. Nous avons demandé aux gens qui nous accompagnaient de demander à changer les gants après chaque de nos prélévements, on étaient regardés comme des bêtes bizarres..... Nous devions ensuite donner un échantillon d'urine, on nous a donné un gobelet en carton et direction les toilettes. Après avoir rempli le gobelet, il fallait le déposer sur une table à l'entrée des toilettes où d'autres gobelets étaient déposés. Pas de personne pour récupérer directement les échantillons, on pouvait faire des mélanges sans problèmes entre plusieurs échantillons si on voulait. Je passe les détails sur la vue générale des "échantillons" et l'aspect hygiènique de ce procédé.

La visite médicale n'était pas encore terminée, il fallait ensuite prendre une radio des poumons, pour voir leur état suite à la cigarette ou pour des éventuels foyers de tuberculose (présente encore en Corée et le nombre de cas est assez important), poir finir avec des examens médicaux classiques: tension artérielle, acuité visuelle, niveau d'audition, état des dents...

On a pu voir la différence avec les hôpitaux français, notamment au niveau de la prise en charge des patients. Le mode de fonctionnement des hôpitaux coréens n'est pas différent de leur mode de vie: toujours faire vite, pas d'employés parlant un peu anglais ni de papiers écrits dans les deux langues pour les étrangers.


Pour les curieux, les photos, c'est par ici ;-)

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